Trois façons de faire des boules de Noël au crochet : la sphère amigurumi avec le modèle tour par tour, les boules...
Découvrez comment bien démarrer pour éviter les “faux départs” et ne pas perdre de temps ni d’argent.
Bonjour ! Je suis Giovanni et je suis l’un des experts marketing de Tessiland. Je vous guiderai dans ce petit parcours pour faire de votre passion un véritable business ! Suivez mon raisonnement et posez-moi vos questions à la fin de l’article… je vous répondrai avec grand plaisir !
Qui sait combien de fois vous vous êtes demandé : puis-je faire de cette passion un métier ?
Un vrai dilemme que beaucoup se posent ! Au-delà des slogans du type “fais ce que tu aimes et tu ne travailleras jamais de ta vie”, nous devons revenir à la réalité et comprendre si une activité d’entreprise peut réellement se conjuguer avec la passion du Handmade.
Avant tout, nous devons nous poser quelques questions :
- Combien de temps puis-je et veux-je consacrer à cette passion ?
- Combien suis-je prêt(e) à investir dans cette passion ?
- Est-ce que je veux qu’elle devienne mon activité principale ?
- Ai-je déjà identifié des canaux pour vendre mes créations ?
- Veux-je vendre uniquement mes créations ou aussi mon savoir-faire ?
Analysons cela point par point :
Combien de temps investir dans le crochet ?
Le temps est le premier véritable investissement et il exige une planification très précise. Vous n’obtiendrez aucun résultat durable sans un travail constant et proactif. Le premier ingrédient du succès, c’est la constance et le rythme !
Avant de commencer, apprenez à prévoir un calendrier éditorial avec des thèmes, des idées et des projets sur une période moyen-long terme qui vous permette d’avoir déjà un peu de “terrain créatif” bien défini, puis… au travail !
Ai-je l’intention d’investir dans cette passion du crochet & knitting ?
Le deuxième point à analyser est de savoir si je dispose d’investissements à consacrer à ma passion : matériaux, espace, supports pédagogiques, équipement et organisation sociale/web. Il faut en effet un minimum de planification financière pour ne pas se retrouver “à bout de souffle” en cours de route et établir ainsi un petit “business plan” sur ce dont j’aurai besoin à moyen terme, car il est naturel que les gains n’arrivent pas immédiatement : le marché est impitoyable, plein d’offres et il ne nous attend pas !
Il faut proposer un produit de qualité, accessible au plus grand nombre et présenté de manière originale et attractive.
La première étape consiste à choisir des fournisseurs fiables qui garantissent une continuité et qui ne nous laissent pas au milieu du gué en cas de commandes, ou qui soient au moins capables de fournir des informations sur les réassorts des produits avec un service d’assistance rapide et fiable répondant à vos questions.
Il existe de très nombreuses réalités sur le marché, mais ce choix sera fondamental pour réussir et pour avoir toujours de nouvelles propositions capables de nous maintenir sur la “crête de la vague créative” !
Il n’est pas secondaire, au moment historique que nous vivons, d’évaluer le degré de durabilité selon lequel travaillent vos fournisseurs préférés, ainsi que, bien entendu, la qualité et donc l’origine des produits.
Mettre en avant un produit mulesing free ou écologique, un produit Made in Italy et artisanal, représente une valeur ajoutée à prendre en considération si vous voulez vous distinguer de la masse et ne pas mener uniquement une bataille sur le prix.
Créez votre coin créatif
Un autre aspect fondamental est de réserver un espace qui vous soit exclusif, même petit, mais qui soit votre coin créatif, à aménager au fil du temps avec des éléments utiles à votre parcours, et qui soit aussi un refuge de détente et de travail.
Notre coin créatif devra ensuite être équipé de matériel de recherche et de supports pédagogiques qui puissent nous inspirer et qui soient aussi motivants (vous ne pouvez pas imaginer à quel point il est important d’avoir un pot à crayons qui vous plaît avec des stylos particuliers et spéciaux, réservés à votre usage exclusif, ou une boîte qui garde vos outils de travail comme des crochets de toutes les tailles et catégories, ou encore quelques bons ouvrages à exposer lors de vos rencontres avec de potentiels clients).
Enfin, mais non des moindres, l’équipement ! Eh oui, un équipement pas forcément très professionnel mais capable de mettre au mieux en valeur nos créations. Oui, parce que, que cela vous plaise ou non, pour vendre, vous devrez produire des images capables de valoriser votre travail ! Avant tout, une surface où immortaliser vos créations, une source de lumière correcte et un outil capable de faire des photos et des vidéos convenables.
Aujourd’hui, heureusement, ce qui semblerait être l’investissement le plus important reste en réalité le plus simple, car nous avons tous désormais un smartphone capable de prendre des photos dignes d’être publiées, et pour l’éclairage il existe des lampes et des box qui, pour quelques euros, nous mettent en condition de faire des photos presque professionnelles.
Une fois cette première étape franchie, il faudra apprendre à utiliser quelques logiciels pour créer des bannières et des images avec textes et slogans. Il en existe énormément, aussi bien sur smartphone que sur desktop, mais l’un des plus performants reste Canvas.
Conseil pratique : Canva est un logiciel gratuit pour les fonctions de base (qui ne sont absolument pas si limitées !) et vous permettra de réaliser bannières, visuels et retouches photo sans aucune compétence graphique.
Je veux que le crochet devienne mon activité principale ?
Souvent, à cette question, on répond oui parce qu’on y voit un peu un dernier recours. Eh non ! Ce n’est pas la bonne approche. Si cela doit devenir votre profession, cela devra l’être avec les mêmes motivations et le même engagement que quelqu’un qui lance sa propre activité, que ce soit un bar, un kiosque à journaux ou une boutique !
Si vous entrez dans cette logique, vous pourrez plus facilement accepter les difficultés qui, comme il est évident, se présenteront à vous, ainsi que les sacrifices que cela exigera. Mais vous aurez aussi la juste récompense lorsque vous atteindrez vos objectifs, car c’est scientifique : avec de l’engagement et de la dédication, vous y arriverez !
Quels sont les canaux de vente pour mes créations au crochet et au tricot ?
Une fois établi que nous avons les bases fondamentales pour démarrer notre activité, nous devons nous poser la question : et où vais-je les vendre ? Ce n’est certainement pas une question secondaire ! Mais il existe plusieurs solutions : tout d’abord, rappelons toujours que la présentation de nos créations est fondamentale : montrer que nous prenons soin de ce que nous produisons lui donne de la valeur !
Ainsi, par exemple, une pochette au crochet sera plus intéressante si elle est livrée dans un joli emballage, avec éventuellement notre étiquette, ou une étiquette tissée “fait main”, par exemple, une carte expliquant ses qualités, et, dans tous les cas, soignée dans les moindres détails.
Il est important de pouvoir garantir que sa création a été réalisée avec un fil ruban et des matériaux de qualité, encore mieux s’ils sont Made in Italy. Bref, mettons l’accent qu’il faut dans la présentation de nos créations et garantissons une assistance en cas de problème sur les produits (ce qui nous ramène au concept que nos fournisseurs doivent être fiables !).
Mais où vendre mes créations handmade ?
Si nous avons suivi les conseils de la première partie de l’article, nous disposerons aussi d’outils et de logiciels capables de garantir une image de qualité de notre produit et nous pourrons donc, dans un premier temps, envisager quelques marketplaces : l’un des plus prisés est Etsy pour l’univers du “fait main”, mais rien ne nous empêcherait d’utiliser également des marketplaces plus réputées comme Amazon ou Ebay, par exemple !
Une autre solution, parmi les plus appréciées des créatives qui empruntent cette voie entrepreneuriale, est la “vente en dépôt dans les boutiques de vêtements”. On peut donc faire une recherche dans sa propre ville en regardant les vitrines pour identifier qui pourrait être intéressé par un produit handmade (et ils sont nombreux, car c’est tendance !!!), puis se présenter pour chercher ses propres clients… mais ATTENTION : le commerçant ne vous attend pas, et il est donc essentiel de prendre rendez-vous et d’arriver avec quelques produits déjà réalisés à montrer !
Si nous voulons être prises au sérieux, nous devons nous présenter comme des professionnelles qui croient en leur travail et non comme des amatrices présentes aujourd’hui et absentes demain. Nous demandons un investissement sur notre créativité et nous devons offrir des garanties de continuité si le business venait à prendre de l’ampleur !!!
Je veux vendre des créations ou aussi mon savoir-faire ?
Autre sujet extrêmement populaire parmi les passionnées. Mais alors, combien gagne-t-on sur Youtube si je crée une chaîne créative ? Malheureusement, avec la diffusion des réseaux sociaux, il devient de plus en plus difficile d’atteindre des revenus vraiment significatifs. Mais si on les considère comme un “complément” à une activité principale, alors ils peuvent devenir intéressants.
Les gains dépendront des vues des projets publiés, et l’on revient donc aux points abordés précédemment : des images de qualité et des explications accessibles à tous ! Réaliser des projets originaux ne suffira pas pour émerger ; ce sera une composante importante, mais pas la seule nécessaire. Il faudra de la constance comme premier ingrédient, fidéliser ses followers aux contenus et avoir beaucoup de patience !
Il faudra également envisager de travailler sur les réseaux sociaux les plus importants (Facebook, Instagram, Pinterest et TikTok) afin de diffuser le plus possible notre MARQUE, eh oui, parce que notre parcours devra être précédé d’une marque qui nous identifie et nous rende uniques, originales et, autant que possible, non “copiées” sur les marques les plus célèbres (cela nous placerait déjà à un niveau inférieur au départ… nous sommes uniques et nous voulons que le monde le sache ! Bien mieux vaut mon nom et prénom que de s’inspirer de chaînes célèbres comme le coin de… ou la femme à tout faire… l’originalité est le premier de nos objectifs !
Conseil pratique : une façon de commencer à réfléchir à une marque pourrait être Namelix, un logiciel gratuit qui, en fonction de quelques paramètres que vous saisirez comme votre nom, les caractéristiques essentielles de ce que vous voulez proposer ou même un nom imaginaire, vous développera une série de propositions, non seulement pour votre marque, mais aussi pour son identité graphique. Très intéressant !
Les outils du métier pour commencer à travailler au crochet de manière professionnelle
Un autre détail qu’il ne faut pas négliger est d’utiliser, en plus du bon matériel pour produire et post-produire ses contenus, des outils de qualité. Le crochet est relaxant, le tricot aussi, mais si nous devons y consacrer des heures et des heures chaque jour, ces activités deviennent elles aussi éprouvantes comme n’importe quel travail manuel ! Et c’est ainsi que l’on lit souvent des témoignages sur des nerfs enflammés, le syndrome du canal carpien et des épaules douloureuses.
Comment résoudre les problèmes de posture liés au travail au crochet ?
Il faut partir d’un poste confortable et éventuellement ergonomique (il existe de très confortables chaises de “gamer” à des prix intéressants, qui permettent une assise agréable et de poser les bras, et cela, à long terme, n’est pas un détail !).
Ensuite, il faut utiliser des outils capables de rendre le mouvement aussi fluide et confortable que possible. Même un crochet tout simple peut faire la différence, et c’est prouvé ! Celles qui utilisent peu d’heures ce petit outil magique pourront tout à fait se contenter du crochet classique en aluminium à quelques centimes, mais celles qui utilisent le crochet de nombreuses heures par jour ne pourront pas se passer de crochets ergonomiques et glissants, où même la friction avec le fil est étudiée en laboratoire !
Par exemple, l’un des meilleurs crochets du marché est fabriqué par une marque japonaise qui utilise des alliages métalliques spéciaux (et secrets !) qui en ont fait un véritable objet de désir, ainsi que des matériaux en silicone pour la poignée qui n’ont rien à voir avec le reste des outils du marché : je parle de CLOVER !
Quelles sont les meilleures aiguilles du marché ?
Le même raisonnement vaut naturellement aussi pour les aiguilles à tricoter et les aiguilles circulaires. Si nous le faisons comme loisir, nous pourrons nous contenter d’aiguilles classiques du commerce qui, avec une dépense minimale, nous permettront de travailler ou de faire nos premiers pas dans le monde du knitting. Mais si nous voulons nous engager avec continuité dans une voie professionnelle, il faudra là aussi évaluer des articles haut de gamme qui nous garantissent glisse et confort.
Sans aucun doute, l’un des produits les plus innovants est l’aiguille ergonomique Prym qui, grâce à une structure particulière, une pointe au design vraiment unique et un poids spécifique très faible, offrira le plus grand confort possible ainsi qu’une vitesse d’exécution supérieure de 30 % par rapport à une aiguille traditionnelle, sans compter certaines caractéristiques comme l’ergonomie de la pointe qui vous empêchera de perdre une maille !
Pour les aiguilles circulaires, en revanche, le choix s’oriente vers Knit Pro qui, grâce à sa qualité et à toute sa vaste gamme d’accessoires, nous permettra d’enrichir progressivement notre boîte à outils avec l’interchangeabilité des câbles, des connecteurs et de divers accessoires, ce qu’il ne faut pas sous-estimer. Faites votre choix !
10 stratégies pour commencer à vendre des ouvrages au crochet ou au tricot
- Définissez votre cible de référence et développez une niche spécifique.
- Créez un portfolio de produits de haute qualité et présentez vos créations sur des plateformes e-commerce comme Etsy ou DaWanda, Amazon ou encore Ebay.
- Développez une présence sur les réseaux sociaux pour promouvoir votre marque et accroître votre visibilité.
- Participez à des salons et marchés locaux pour vous faire connaître du public et vendre vos produits.
- Proposez des options personnalisées et sur mesure à vos clients.
- Construisez des relations avec vos clients grâce à une communication et un service client de grande qualité.
- Profitez des opportunités de collaboration avec d’autres artisans ou commerces locaux.
- Développez une présence en ligne forte et professionnelle, avec un site bien conçu ou une bonne page sociale régulièrement mise à jour et dynamique.
- Apprenez à connaître les règles fiscales et à gérer correctement les taxes pour éviter des problèmes à l’avenir.
- Continuez à améliorer vos compétences et à apprendre de nouvelles techniques afin de maintenir votre offre actuelle et intéressante pour les clients.
Avoir les idées claires sur ce qu’il faut proposer au départ
En reprenant le premier point de la liste que nous venons de faire, il est pour le moins conseillé de donner une identité précise à nos travaux. Identifions le panier de créativité que nous voulons proposer, avec des limites définies, afin d’être perçue comme une professionnelle (par exemple des amigurumis, des sacs au crochet, ou encore des pièces tendance au tricot).
Identifions, en plus d’un fournisseur fiable, aussi les produits phares sur lesquels nous pourrons proposer, par exemple, différentes nuances de couleur ou de texture.
Préparer une collection hivernale au crochet ou au tricot :
Partons du mérinos classique si l’on veut donner une image de qualité, associons-lui éventuellement un bon mélange de laine et pourquoi pas une microfibre acrylique pour les clientes qui pourraient demander des alternatives aux fibres animales.
Avec le temps, pour ces produits, il faut se constituer une sorte de palette de couleurs à proposer (et dans ce cas, une boutique comme Tessiland est idéale puisqu’elle vend le produit à l’unité en pelote… de quoi éviter des investissements trop importants au départ, notamment grâce aux expéditions que Tessiland effectue “depuis toujours et pour toujours” avec seulement 19 euros de commande, ce qui, dans certains cas, devient vraiment fondamental ! Sans compter la rapidité de cette boutique qui permet de s’engager avec ses clientes sans angoisse.)
Préparer une collection estivale au crochet et au tricot :
Un coton mercerisé, gazéifié et Made in Italy est sans aucun doute le point de départ ! S’il possède une large gamme de couleurs, tant mieux, et s’il a en plus un prix compétitif… PARFAIT ! Et dans ce cas, l’article le plus adapté pour commencer est sans aucun doute IGGY ! Plus de 50 couleurs de 100 % coton toujours disponibles pour réaliser aussi bien des vêtements que des amigurumis !
On ne peut pas ne pas inclure dans sa collection le classique fil d’Écosse. Lui aussi en 100 % coton mercerisé gazéifié, mais avec une torsion du fil beaucoup plus serrée, qui se prête non seulement à l’habillement, mais aussi à des accessoires tels que des napperons, des gadgets, des rideaux, des bijoux ou des runners. Dans ce cas, le fil à conseiller pourrait être Amanda, un coton n°5 parmi les plus vendus en Europe et produit en exclusivité par Tessiland (naturellement, le portail propose aussi des cotons n°8-12-16 et 25).
Enfin, pour une exigence de qualité tout en restant très compétitif en prix, on pourrait opter pour un 100 % coton recyclé, toujours 100 % Made in Italy mais avec un prix vraiment incroyable et une carte de couleurs très intéressante : DRAKE.
Préparer une collection de fils fantaisie au crochet et au tricot :
Une section que nous devons certainement consacrer aux fils un peu plus mode doit être prise en compte, et dans ce cas les choix devront se faire en fonction de ses goûts personnels et du style que l’on veut donner à sa collection. Nous pourrions signaler certains des plus appréciés et ceux qui pourraient le mieux représenter l’achèvement de cette “capsule” handmade.
Nous pourrions recommander un Bucley, vaporeux et dans des couleurs mode avec inserts lurex, qui pourra être la star de la maille mais aussi d’accessoires comme de grandes écharpes, des baktus et des étoles.
Pourquoi pas un fil dégradé de qualité comme le Superkate afin de satisfaire celles qui recherchent dans la couleur un accord avec leur style ou leur tenue, et enfin un fil plus “chic” avec inserts de paillettes pour des événements spéciaux comme des mariages ou des dîners importants, comme par exemple le SLEEPY.
Le choix est immense chez Tessiland et dépendra exclusivement du goût de la créative et de la cliente finale.
Obligations légales et fiscalité

Pour vendre mes créations, dois-je avoir un numéro de TVA ?
Eh oui, parce que la petite histoire de la prestation occasionnelle, qui a tant servi d’étincelle à la naissance de très nombreuses marques, chaînes Youtube et créatives, c’est FINI ! Aujourd’hui, si l’on veut exercer une activité, quelle qu’elle soit, même une activité que beaucoup considèrent comme un simple hobby domestique, il faut être en règle.
L’histoire des 5 000 euros par an a pris fin à la fin de l’année 2021 et, depuis décembre 2021, la réglementation a changé, et toute personne qui monétise (peu importe le montant) via une chaîne Youtube ou des ventes à des boutiques doit être en règle.
Les marchés eux-mêmes sont réglementés, mais entre les méandres des lois provinciales et communales, il y a encore un peu de confusion. Préparons-nous cependant à cette prise de conscience : si l’on veut vendre, il faut être en règle !
Donc numéro de TVA ou entreprise individuelle, ce seront des décisions personnelles et relevant de notre comptable, mais on ne pourra plus faire semblant de rien sans être dans l’illégalité fiscale.
Analysons quelques concepts de base pour vendre nos créations
Commençons par dire que toute personne qui exerce une activité commerciale pouvant être définie comme “continue” doit ouvrir une position fiscale (numéro de TVA).
À l’inverse, si l’on vend de manière totalement occasionnelle un bien personnel, dans ce cas le numéro de TVA n’est pas nécessaire (si par exemple nous avons un lustre dont nous n’avons plus besoin et que nous le vendons à notre voisine, dans ce cas naturellement, le numéro de TVA n’est pas requis).
Lorsque nos créations peuvent être définies comme des œuvres artistiques (imaginons que nous réalisions un tableau en mosaïque totalement original), et qu’elles sont en tout cas le fruit exclusif de notre génie créatif, et surtout lorsque l’activité est exercée de manière non professionnelle (donc sans organisation ni continuité dans le temps), dans ce cas non plus la vente avec numéro de TVA n’est pas prévue.
Nous devrions ici nous aventurer dans les méandres de la norme qui distingue donc la production artistique en général, et qui distingue les hobbyistes des créatives. De manière simplifiée, il suffit de savoir que pour être classée comme hobbyiste, on crée une pièce à partir de matériaux existants, on les assemble, on les modifie et surtout on ne le fait pas de manière continue.
La figure de la créative, en revanche, s’identifie à cette professionnalité dédiée à la réalisation de quelque chose de totalement original, pour laquelle on pourra également revendiquer le droit d’auteur.
Après cette brève précision (mais toujours de manière superficielle, car il faudrait ensuite analyser les cas un par un), la hobbyiste n’est pas tenue d’avoir un numéro de TVA, non seulement parce qu’on pourrait la définir comme une “transformatrice”, mais aussi parce qu’elle ne se consacre pas à l’exercice continu et professionnel d’une activité. Il va de soi que la créative, en revanche, devra avoir un numéro de TVA pour vendre ses œuvres.
Sans aller plus loin et en réaffirmant que ces considérations sont générales et qu’elles devraient donc être appliquées au cas spécifique par un professionnel, 99 % des personnes intéressées par la vente de leurs créations appartiennent au premier type, les hobbyistes, et c’est cela qui fera l’objet de mon approfondissement.
Quelles sont les règles pour vendre des créations au crochet
Malheureusement, il n’existe pas de véritable réglementation nationale pour cette activité, mais certains principes sont établis, et c’est de là que nous partirons :
La valeur de chaque création ou œuvre ne doit pas dépasser 250 euros (même s’il faut, pour ce paramètre, tenir compte des réglementations régionales qui peuvent énoncer des valeurs différentes).
Mais prenons ce premier élément comme base pour nous “identifier”, et après avoir posé ce premier jalon, il faut encore une fois souligner que pour ne PAS être soumise aux régimes de fiscalité, l’activité ne doit PAS être continue et ne doit PAS être exercée de manière professionnelle ; elle doit donc rester une activité amateur.
Une fois ces premiers critères clarifiés, on peut alors dire qu’il ne faudra pas dépasser 5 000 euros de recettes par an (mais, par le passé, cela a été considéré à tort comme la seule condition… FAUX ! Ce n’est qu’une des nombreuses conditions).
Il faudra de toute façon délivrer un reçu non fiscal (équivalent du ticket classique et pouvant être émis par des particuliers).
Il existe des modèles préimprimés pour le remplir, mais il est tout aussi possible de créer soi-même ses propres formulaires préimprimés, en tenant compte du fait que la loi n’impose l’apposition d’aucun timbre fiscal jusqu’à la valeur de 77,47 euros (nos anciennes et chères 150 000 lires).
Il va donc de soi qu’au-delà de cette somme, il existe l’obligation d’apposer un timbre fiscal de 2 euros !
Il faut également souligner que même si le reçu non fiscal ne peut pas être considéré comme un véritable document fiscal, il y a obligation de les conserver afin de pouvoir ensuite remplir sa déclaration de revenus ! Eh oui, parce que ne pas ouvrir de numéro de TVA ne signifie pas ne pas déclarer des revenus complémentaires au fisc.
De manière générale, si vos revenus (mais TOUS, y compris ceux que vous pourriez percevoir comme salarié(e)) n’atteignent pas 5 000 euros, on pourrait envisager une hypothèse d’exonération de déclaration ; autrement, ils devront être déclarés comme revenus divers (revenus visés à l’article 67, paragraphe 1, lettre i) du DPR n° 917/86, cadre D du formulaire 730 ou cadre RL du modèle Redditi PF), pour les montants perçus provenant de la vente d’objets faits main.
Vente de créations sur les marchés sans numéro de TVA
Autre question qui nous est souvent posée. En principe, même sans numéro de TVA, pour pouvoir vendre sur un marché, qu’il soit petit ou grand, il faut se renseigner sur les règles communales. En effet, dans ce cas, chaque commune adopte sa propre réglementation concernant les autorisations nécessaires.
En cas de contrôle, il faudra à coup sûr présenter la déclaration sur l’honneur remplaçant l’acte de notoriété. Une déclaration que toute hobbyiste devrait (DOIT) présenter auprès de la commune organisatrice de l’événement, qu’il s’agisse d’une foire, d’un marché, etc.
Dans certaines Régions, il est également prévu de devoir se munir d’une “carte des hobbyistes”. Une sorte de “permis de chasse” (pardonnez-moi la plaisanterie), avec une réglementation aussi variable que l’est la configuration de notre territoire. Il est donc nécessaire de savoir que cela existe, mais tout aussi nécessaire de comprendre si votre région de résidence le prévoit.
Vente EN LIGNE de créations et d’ouvrages au crochet et au tricot.
Pour ce chapitre, la confusion est grande et la réglementation, même si elle existe, n’est malheureusement pratiquement pas appliquée, au détriment de ceux qui se mettent en règle. Mais ici, je dois expliquer ce qu’il est nécessaire de faire, et non ce qui se passe réellement, donc :
sachez dès maintenant que la vente en ligne, c’est-à-dire la présentation d’un produit accompagné d’une description, de caractéristiques et d’un prix, exige nécessairement une position fiscale ! Vous avez bien compris, il faut un numéro de TVA qui doit, en plus, être clairement visible sur la page d’accueil de votre site.
Donc ? Je ne peux pas créer un site si je n’ai pas de numéro de TVA ?
Vous ne pouvez pas le faire si vous avez l’intention de vendre vos produits avec un prix affiché de manière continue. C’est pourquoi le site sera possible, mais exclusivement comme site vitrine, pour vous faire connaître et créer une audience avant de décider de le faire de manière continue et professionnelle.
Puis-je vendre mes créations sur les marketplaces ?
Sans vouloir être répétitif, mais malheureusement c’est ainsi : Etsy, Ebay, DaWanda, Subito, MissHobby, Amazon ou toute autre plateforme tierce conviendra très bien pour vendre vos produits sans numéro de TVA… JUSQU’À CE QUE… votre activité devienne continue. Cela vous fait comprendre que si vous vendez quelque chose “de temps en temps”, alors vous pouvez rester tranquille, mais si vous voulez faire du business, vous n’avez pas d’échappatoire… le fisc vous regarde !
Vendre des objets faits main aux boutiques avec un contrat de dépôt-vente
C’est l’une des pratiques les plus immédiates et les plus rapides pour gagner de l’argent et trouver aussi une certaine satisfaction immédiate (j’en ai parlé plus haut).
Elle consiste simplement, et de manière un peu simplifiée, en un accord entre un commerçant et une hobbyiste qui lui propose des créations contre un prix préétabli, que le commerçant revendra ensuite avec une marge. Une fois la vente réalisée, la hobbyiste sera payée ; à défaut, le produit invendu retournera à la hobbyiste sans aucun coût à supporter pour le commerçant.
Là aussi, il s’agit d’une excellente approche pour comprendre quelle direction prendre, si son style plaît, s’il y a un retour des clients et surtout si l’ouverture d’une position fiscale peut être soutenable.
Conclusions
Comme vous avez pu le voir, il y a beaucoup de choses à savoir si vous voulez commencer à faire de cette passion un véritable métier, et je n’ai pas pu toutes les aborder en détail. Mais je me sens en droit de donner ma propre opinion personnelle, pour ce qu’elle vaut.
Dans mon expérience chez Tessiland, j’ai eu le privilège de connaître de très nombreuses créatives et passionnées, et je peux dire sans crainte d’être contredit que l’unique élément indispensable, le plus important, l’essentiel pour faire quoi que ce soit, c’est l’engagement.
Y croire profondément, dans ce qu’est son propre projet, permettra à quiconque d’obtenir les résultats espérés.
Engagement, dévouement et passion seront les ingrédients, et il n’y aura aucun numéro de TVA qui tienne, parce que même les impôts peuvent être agréables à payer s’ils nous permettent ensuite d’exprimer notre passion, notre art, oui parce qu’il s’agit bien d’art, et de recevoir des satisfactions qui n’ont rien ou presque à voir avec la rémunération… et puis… elle aussi finira par arriver !
Bonne chance et belle créativité !
Giovanni Mustone.
Approfondissements
Si vous souhaitez approfondir les sujets abordés
L’énorme demande m’a convaincu qu’il était temps de créer un manuel pour aborder le BUSINESS à travers cette ancienne passion qui devient de plus en plus moderne !
Le monde du crochet connaît une véritable renaissance. Ce qui était autrefois considéré comme un simple passe-temps devient une porte d’entrée vers des opportunités entrepreneuriales passionnantes. De plus en plus de créatifs et de créatives transforment leur passion pour le crochet en activités à succès, créent des marques personnelles et conquièrent une communauté de passionnées en constante croissance.
Mais comment transformer cette compétence créative en un business concret et rentable ? Comment exploiter les réseaux sociaux, les plateformes de vente en ligne et les nouvelles tendances du marché ?
J’ai rassemblé toute mon expérience et mes connaissances dans un manuel pratique qui vous guidera pas à pas dans ce parcours fascinant. De la tarification de vos créations à la création d’une marque distinctive, de la gestion des réseaux sociaux à la construction d’une communauté fidèle : vous y trouverez tous les outils nécessaires pour donner vie à votre projet entrepreneurial.
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